La Data n’est pas une fin en soi

La Data n’est pas une fin en soi
la data nouvel or noir pour les nuls

Le monde de la Data a souvent été vu comme un univers parallèle peuplé de Data Scientists aux airs de licornes ou autres moutons à 5 pattes qui allaient magiquement faire faire des avancées incroyables aux entreprise grâce à leurs petits doigts.

La désillusion fut grande lorsque le temps du bilan a sonné : POCs qui duraient éternellement et échouaient à partir en production (ou bien à simplement apporter de la réelle valeur pour le business), manque d’appropriation de la donnée en dehors des équipes data, manque de confiance dans la provenance, la traçabilité et la qualité de la donnée, et projets tirés par la tech et pas suffisamment par la valeur business.

Devant ces constats, les entreprises ont dû revoir leur copie dans la gestion de leur patrimoine et de leurs équipes data. La Data est maintenant entrée dans son ère “industrielle”, avec une réelle prise de conscience de la nécessité d’une organisation et structuration autour de la donnée, afin d’enfin l’exploiter à son plein potentiel et à l’échelle. Et surtout, de tirer les projets par la valeur business et non la “sexyness” de tel ou tel algorithme.

De nombreux enseignements peuvent être tirés de ces dernières années qui ont vu le monde de la data prendre une ampleur sans précédents.

Le premier d’entre eux est que La Data n’est pas une fin en soi. Nous faisons face à une réelle mystification de la data, où beaucoup de personnes pensent que la data est un monde tellement à part qu’elle ne peut être gérée et exploitée que par des équipes d’experts qui font des choses que le reste du monde ne peut comprendre. Comment alors créer une appropriation et une acculturation des métiers lorsque l’on voit la data comme un monde à part et inaccessible ?

Un autre enseignement fondamental est que les spécificités de la Data ne doivent pas faire oublier les bases et bonnes pratiques logicielles et produit déjà acquises. Les entreprises ont en effet déployé beaucoup de temps et d’efforts afin de mettre en place des bonnes pratiques autour de l’agilité, du DevOps, du Software Craftsmanship et du Product Management, mais lorsqu’il s’agit de la Data, toutes ces bases peuvent s’envoler en fumée. Il y a certes des particularités qui sont spécifiques à la Data (citons par exemple le côté exploratoire inhérent à la Data Science), mais pourquoi réinventer la roue lorsque l’on sait déjà créer des logiciels et produits depuis des années et qu’il suffit alors de créer quelques adaptations plutôt que d’attendre plusieurs mois avant de se demander comment industrialiser un projet ?

Nous sommes donc convaincus que la Data n’est pas une fin en soi, et qu’elle doit être mise au service de la raison d’être et des objectifs de l’entreprise, et non l’inverse. Chaque entreprise a son propre “why”, ses ambitions et ses objectifs business. La Data doit permettre de contribuer à les atteindre et de gagner en impact. Se dire que nous allons magiquement tirer de la valeur de la data en l’explorant est une stratégie ayant peu de chances de réellement aboutir. Nous pensons qu’il ne faut pas inverser le sens des choses. La valeur à tirer de la data vient directement de leur usage et apport pour le business de l’entreprise.

Chez Hymaïa, nous sommes tellement convaincus de cela que nous en avons fait une obsession : notre “why” est tout simplement d’aider nos clients à mettre la Data au service du leur.

Nous aspirons à ce que la Data soit vue comme une base objective et impartiale sur laquelle l'entreprise s'appuie pour générer de l'information et du savoir actionnables, mais surtout aider à la prise de décision et à la création de valeur business.

Et pour cela, trois axes de travail nous semblent fondamentaux et interdépendants:

  • S’assurer que les données ne soient pas que des nombres et des flux, mais reflètent bien le business et les utilisateurs ;
  • Travailler sur la création et l’industrialisation de Produits Data de haute qualité, centrés sur la valeur business ;
  • Contribuer à la démocratisation de la Data dans l’entreprise, afin que chaque personne puisse prendre des décisions informées par la donnée.

Travailler sur une réelle démocratisation et culture autour de la data nécessite de l’alignement, de la stratégie, de la formation, mais aussi d’acquérir la confiance du plus grand nombre. Et la confiance se gagne en montrant par l’exemple, en créant des Produits Data qui apportent réellement de la valeur et répondent à une problématique business concrète, et qui s’appuient sur des données de confiance et de qualité. Nous sommes convaincus que les équipes et départements data doivent avoir ces objectifs en tête. Un département Data doit donc être composé d’experts de la donnée capables de créer ces produits à haute valeur ajoutée, mais aussi être responsabilisé sur le fait de contribuer à démocratiser l’usage de la data au sein de toute l’entreprise, afin que chacun puisse prendre des décisions informées par la donnée. C’est ce qu’on appelle être Data Centric.

Comme si bien dit par l’ancien Head of Data Science d’AirBnb : “Data Isn’t Numbers, It’s People”. En conclusion, et histoire de se répéter un peu, la Data, ce n’est pas une fin en soi, c’est la “voix de vos utilisateurs”.

Le monde de la Data est un monde passionnant, qui évolue sans cesse et qui nous réserve encore bien des surprises, c’est ce qui en fait sa beauté. Mais il est grand temps aussi de le démystifier, et d’en faire un accélérateur de notre business et de notre raison d’être d’entreprise.

Si vous vous reconnaissez dans ce discours, nous vous invitons à visiter notre site et le reste de notre blog pour en savoir davantage sur nos convictions et nos passions chez Hymaïa. Et pourquoi pas aller faire un tour sur nos offres d’emploi !

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